Πέμπτη, 29 Οκτωβρίου 2009

S. Freud Totem et tabou





S. Freud Totem et tabou
Kyvelou Evangelia
[1999]
MSc Psychologie Clinique et Pathologie

1. Les hordes primitives

Sigmund Freud a commencé à écrire Totem et tabou (1912) après avoir présenté ses Trois essais sur la théorie sexuelle (1905). Il a réuni du matériel anthropologique, archéologique et linguistique pour donner une réponse à l’universalité du complexe d’Œdipe. Totem et tabou est un ouvrage de théorie psychanalytique sur l’évolution de la vie sociale humaine.
L’humanité a eu trois systèmes intellectuels au cours des temps, écrit Freud, trois grandes conceptions du monde : la conception animiste (mythologique), la conception religieuse et la conception scientifique.

«De tous ces systèmes, l’animisme est peut- être le plus logique et le plus complet, celui qui explique l’essence du monde, sans rien laisser dans l’ombre. Or, cette première conception du monde par l’humanité est une théorie psychologique [….]. C’est en pensant à cette succession des trois conceptions du monde qu’on dit que l’animisme lui-même, sans être encore une religion, implique déjà les conditions préalables de toutes les religions qui surgiront ultérieurement.»

Pendant la phase de l’animisme, l’homme a attribué la toute-puissance à lui-même. Dans la phase religieuse, il a transféré la puissance aux dieux. Dans la conception scientifique du monde, l’homme accepte sa petitesse devant la mort, et abandonne l’idée de toute-puissance.
Nous pouvons dire que dans toutes les phases culturelles connues, nous rencontrons des tabous, dont les violations sont punies sévèrement.
Ces phases d’évolution de monde correspondent aux phases d’évolution du psychisme humain.
«Nous trouvons alors qu’aussi bien dans le temps que par son contenu, la phase animiste correspond au narcissisme, la phase religieuse au stade d’objectivation, caractérisé par la fixation de la libido sur les parents, tandis que la phase scientifique a son pendant dans cet état de maturité de l’individu qui est caractérisé par la renonciation à la recherche du plaisir et par la subordination du choix de l’objet extérieur aux convenances et aux exigences de la réalité.»
Le tabou représente le code non écrit, le plus ancien de l’humanité, et a ses racines à une époque antérieure à toute religion : à la phase d’animisme du monde. Nous considérons que primitivement, le tabou s’est déclenché automatiquement. Le tabou violé se venge tout seul .
Le tabou est devenu peu à peu une puissance indépendante, avant d’être plus tard imposé par la tradition et la coutume et de construire finalement la loi.
Le tabou de l’inceste se rencontre dans toutes les sociétés primitives et sa fonction est de protéger l’homme des problèmes qu’engendre sa violation.
La violation du tabou conduit, dans le cadre psychique, à la création des névroses ou des psychoses, et dans le cadre social, à la perturbation du système établi.

2. Le père primitif

Dans Totem et tabou , Freud imagine le mythe du Père Primitif, fondé sur les travaux de plusieurs archéologues et plus spécialement sur les ouvrages de l’exégète biblique et archéologue W. Robertson Smith . L’archéologue avait émis l’opinion que le repas totémique était la seule cérémonie qui faisait partie intégrante du système totémique.
La théorie de Darwin , qui décrit un père qui possède toutes les femelles en chassant ses fils, est une situation reconnue nulle part. L’organisation primitive que nous connaissons est constituée par une association d’hommes.
Freud invente le mythe du Père Primitif et offre une explication qui est la synthèse de deux hypothèses : l’origine de la peur de l’inceste et le désir d’assassiner le père.
Ce mythe, sur lequel est fondée toute la théorie psychanalytique, raconte qu’il existait un père tyrannique, tout puissant, qui voulait toutes les femmes pour lui-même.
Les sentiments des fils envers le père étaient contradictoires. Ils le haïssaient et l’aimaient simultanément. Ils l’admiraient et en même temps en étaient jaloux.
Un jour, les fils, qui ne supportaient plus cet état de choses, s’associèrent, créèrent une bande fraternelle et assassinèrent le père tyrannique.
Puis ils le mangèrent lors d’un repas rituel, voulant incorporer sa puissance et s’identifier à lui. Mais cet acte provoqua un sentiment de culpabilité.
La loi du père mort devint encore plus puissante après sa mort. La bande fraternelle fut alors soumise à la loi du père primitif par une obéissance rétrospective.
Le besoin sexuel et l’identification au père conduisirent chaque frère à vouloir devenir un nouveau tyran et garder toutes les femmes pour soi. Mais aucun n’était assez puissant pour conquérir la place du père disparu.
Ils comprirent que leur comportement avait divisé la société irrémédiablement. Ils établirent alors deux tabous fondamentaux : l’assassinat du père et l’accouplement avec la mère.
C’est exactement ces tabous qui sont à la base du complexe d’Œdipe.

Bibliographie

Dor J.,
Le père et sa fonction en psychanalyse, Point Hors Ligne, Paris 1989.
Freud S.,
Totem et tabou, Payot, Paris 1965.
Essais de psychanalyse, Payot, Paris 1981.


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