Τρίτη, 2 Φεβρουαρίου 2010

Le concept d' adolescence dans l' histoire

Edvanrd Munch
Pyberty 1893
                 (Exposé au cours d’adolescence á UNIVERSITÉ DE NICE-SOPHIA ANTIPOLIS
                 U.F.R. LETTRES ARTS et SCIENCES HUMAINES, Département de psychologie, mai 2002)
Mme Evangelia KYVELOU
Le terme d’adolescence est une invention moderne.
L’étymologie du mot adolescence est d’origine latine et vient du verbe olesceure qui signifie « grandir » et le ad qui correspond au pronominal « vers ».
Aussi le mot « puberté » a ses origines au latin pubes, qui signifie le poil et en effet l’apparition de poils sur le pubis.
Le concept d’adolescence chez les Grecs équivaut à la jeunesse. Aristote concevait le développement vers la maturité à trois cycles des 7 ans. La jeunesse -qui correspond plus à ce que nous nommons aujourd’hui adolescence- se limitait de 14 à 21 ans.
Pendant le Moyen-Age comme nous le montre Philippe Ariès[1], la vie des hommes s’écoule sur 12 cycles de 7 ans. L’Adolescencia était théoriquement de 14 à 21 ans.
En fait, les points de repère de cette période sont plutôt flous. En effet, deux pierres de touche bornent de tout temps le période adolescente : l’âge de se marier et l’âge de la mise au travail. Le temps de la reproduction et de la production assignent le temps de l’adolescence. C’est superflu de dire que selon les moments de l’histoire et en fonction des besoins en enfants et en travailleurs, ces deux limites sont soumises en alternance. Le temps dit d’adolescence est plus ou moins élastique. Ceci à cause du fait qu’à nos jours, les moments du mariage et du début du travail sont déplacés de ceux du Moyen-Age.
Le concept d’adolescence est né à l’époque de la Révolution française. Jean-Jacques Rousseau désigne l’adolescence comme un « moment critique ».
Au début du siècle précédant, l’adolescent est décrit comme un vagabond-né. A cette période, le discours social a classé l’adolescent comme « un danger public ».
La théorie de l’évolution biologique de Charles Darwin en 1871, qui déclare qu’ « il n’y a aucune différence fondamentale entre l’homme et les mammifères les plus élevés », elle a influencé toutes les théories scientifiques de la fin du XIXème siècle.
La première théorie psychologique, spécifique sur l’adolescence, est crée en 1896 par Stanley Granville Hall. « Pour Hall, l’adolescence est une période, capable de changer le cours de la vie future. C’est le moment où les rôles sociaux se déterminent, où les valeurs se développent en fonction des capacités nouvelles de raisonner et d’entrer en relation interpersonnelle de façon consciente et plus mature. »[2] Pour Hall, l’adolescence se localise entre les 13 et les 24 ans.
Une science de la jeunesse était ainsi née, à partir des travaux de Burnham, qui présente dans son ouvrage Study of adolescence en forme de triptyque :
¨ « Le psychologique, avec ses modifications morphologiques liées à la puberté.
¨ Le psychologique, avec le célèbre en devenir d’adulte ;
¨ Le social, avec son besoin d’être à plusieurs. »[3]
Ces facteurs restent actuels jusqu’aujourd’hui, mais il a fallu que Sigmund Freud et la psychanalyse rajoute le facteur essentiel de la sexualité.
La perspective anthropologique culturelle pressante par les recherches d’anthropologue Margaret Mead en 1928, sur la société à Samoa, montre que l’adolescence n’est pas une crise nécessaire dans le développement humaine, mais une fabrication de civilisation.
Erik H. Erikson a étudié la théorie psychanalytique. Il décrit le développement humain dans un contexte socioculturel par rapport au triangle père-mére-enfant. Selon Erikson (1959), l’adolescence correspond à la « crise d’identité ». « Tous les adolescents ne passent pas par le même processus de recherche d’identification, ainsi il appelle identité forclose (forclosure identity) celle qui survient sans crise, sans expérimentation réelle. »[4] C’est ce qu’Erikson appelle « identité négative » qui peut être, non seulement de comportements antisociaux mais aussi des pathologies graves.

Bibliographie
· Ariès P., L’enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime, Plon, Paris, 1960.
· Cloutier R., Psychologie de l’adolescence, Paris, Gaetan Morin, 1982.
· Huerre P.& Le Foum J.-Y., «L’adolescence ou la légende du siècle» in L’adolescence dans l’histoire de la psychanalyse, C.I.L.A., Paris, 1996.


[1] Ariès P., L’enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime, Plon, Paris, 1960.
[2] Cloutier R., Psychologie de l’adolescence, Paris, Gaetan Morin, 1982, p. 9.
[3] Huerre P.& Le Foum J.-Y., «L’adolescence ou la légende du siècle» in L’adolescence dans l’histoire de la psychanalyse, C.I.L.A., Paris, 1996, p. 13.

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